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Notes biographiques
Les tout débuts- 1960 à 1974- 1975 à aujourd'hui
Les tout débuts
Jérôme Lemay naît à Béarn, dans le Témiscamingue,
à l'époque du défrichage, le 22 août 1933.
Il est le 10e d'une famille de 11 enfants.
Il commence à jouer de la guitare à 9 ans, en se servant en cachette de l'instrument de son frère.
À 16 ans, avec l'orchestre familial,
il joue dans les hôtels de Rouyn et de Val d'Or.
Il deviendra bientôt une vedette locale, animant sa
propre émission de radio à CKRN (Réseau Radio Nord).
Il forme un duo, Jay & Ray, avec Raymond Hébert, et écume le nord québécois, faisant soupirer les adolescentes.
En 1955, il se rend à Montréal pour y débuter au Beaver Café. C'est dans la Vieille Capitale, au cabaret Chez Émile, qu'il rencontre pour la première fois Jean Lapointe, lequel faisait carrière sous le pseudonyme de Jean
Capri. Jérôme Lemay chantait sous le nom de Jay Rome.
Les deux compères s'associent : c'est la naissance des Jérolas. Débuts difficiles, où ils partagent le même
divant-lit dans un tout petit appartement.
Puis, un avocat nommé Charlemagne Landry, propriétaire du chic Café Minuit, devient leur gérant.
C'est à La Barak, toujours en 1955, que Les Jérolas décollent vraiment. En très peu de temps ils connaissent un
grand succès dans les boîtes et les cabarets de la métropole.
Le 1er janvier 1956 marque leur premier passage à la télévision, à titre de découverte de
l'année, en
compagnie de Félix Leclerc, à l'émission Music-Hall animée par Suzanne Avon, puis par Michelle Tisseyre.
En décembre 1956, leur premier 78 tours, L'amour et moi et Rythme et fantaisie, paraît sur étiquette RCA Victor.
En 1957, ils effectuent leur premier voyage à Paris afin d'élargir leurs
horizons. Ils font un test de leur
spectacle au Sa Majesté le Doyen, sur les Champs Élysées. Les Français aiment. Les Jérolas reviendront.
En octobre,
Jérôme épouse Lisette.
Les
Jérolas sont déjà de grandes vedettes dans
le milieu des variétés au Québec. En 1958, Le Chemin du
paradis se classe en premier rang du palmarès québécois.
En 1959, Yakety Yak connaît un énorme succès de vente et de diffusion
radiophonique. Puis, leur premier
microsillon, un disque enregistré en direct, intitulé Les Jérolas sont là, se vend comme des petits pains
chauds. Suivent Charlie Brown, Es-tu content?, Au pays des Incas, Jones s'est montré, La veillée chez
l'père Jos, Mathilda, Cola café, Pour faire un duo, etc.
Au cours de leur histoire, Les Jérolas ont enregistré une vingtaine d'albums.
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1960 à 1974
En 1960,
Jérôme est couronné au Concours de la
chanson canadienne de Radio-Canada avec Un tiens vaut mieux
que deux tu l'auras interprétée par Yolanda Lisi. C'est un des premiers disques d'or du Québec. Les Jérolas
sont proclamés fantaisistes numéro 1 du Canada français.
Plusieurs trophées leur sont décernés : Gala Music-Hall Labatt 1959 et 1960, Grand prix du disque CKAC 1960,
Festival du disque 1966, 25e passage aux Cabarets de Gérard Thibeault à Québec 1966, etc.
En 1961, Jérôme écrit les paroles et la musique de Méo Penché qui
constituera, d'après les connaisseurs, le premier rock
québécois à succès. La chanson sera reprise par Marcel Amont et
par plusieurs artistes québécois. Éditée en France par Michel Legrand, elle sera aussi reprise par Pierre
Bertrand en 1981 et par le groupe Noir Silence en 1998. Un classique qui n'est pas près de disparaître!
En 1963, c'est la consécration nord-américaine! Les
Jérolas sont en vedette deux fois au cours de la même année
au Ed Sullivan Show, l'émission la plus écoutée
aux Etats-Unis.
Leur fan-club est immense. Ils possèdent leurs propres séries
télévisées (Radio-Canada) : En scène Les Jérolas
et Tout l'monde joue.
On fait un film sur eux : Place aux Jérolas (Gilles Carle).
Ils participent à Yul 871, à Deux femmes en or et, plus
tard, ils seront les vedettes du film The Winner (O.N.F.).
En mai 1964, Les Jérolas jouent au Blue Angel, à
New York, en première partie de Woody Allen. Barbra Streisand,
Lucille Ball et Elliott Gould sont dans la salle.
Novembre 1965, première grande salle (one two-man show).
C'est nouveau. Les Jérolas cassent la baraque à la Comédie
Canadienne.
En 1966, ils font deux fois un malheur à L'Olympia de Paris.
En septembre, avec les Feux-Follets, Pleins feux sur le Canada, et en
décembre, en américaine avec Claude François.

À l'époque, c'est Guy Nadon qui est leur batteur,
il le restera pendant douze ans avant de se consacrer uniquement au jazz.
Sous la direction de Jean Bissonnette, Les Jérolas, Dominique
Michel et Denise Filiatreault unissent leurs talents et enregistrent Fuddle
Duddle pour Les Beaux Dimanches.

Les Jérolas se prêtent à un grand nombre de campagnes
publicitaires radio et télé : Coca-Cola, Pepsi Cola,
Esso, Hydro-Québec, la bière Laurentide pour laquelle un
Coq d'or leur est décerné.
En 1968, ils se produisent avec Charles Aznavour à la Place
des Arts. Leur prestige est toujours grandissant.
En 1969, Le Club Richelieu International les engage pour donner
leur spectacle au Théâtre des festivals à Cannes (France).
1971 : retour à Paris, L'Olympia avec Dalida. Ils apparaissent
à la télévision européenne en compagnie de
Roger Pierre, Jean-Marc Thibeault et Nana Mouskouri.
Octobre 1973 : le dernier show à grand déploiement des
Jérolas, L'Opéra au Parlement (Ça va barber),
à la salle Wilfrid-Pelletier.
Juillet 1974, c'est la rupture des Jérolas. Revoici Jérôme
en solo.
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1975 à aujourd'hui
1975, c'est la parution du premier album solo de Jérôme,
1er volume (Sélect S-398-230). Jérôme accepte un premier
rôle dans le film Oui mais, avec Ernest Guimond.
Il reçoit un Coq d'Argent pour l'annonce du produit
Tang.
En 1976-1977, Jérôme fait une quantité de spectacles
en solo. Il participe au légendaire Bye Bye avec Jacques Normand,
Denise Filiatreault, André Montmorency, Benoît Marleau, Michel
Desrochers et plusieurs autres.
L'année suivante, c'est à TVA en compagnie de Jean-Guy
Moreau, France Castel et Paul Houde qu'il enregistre une émission
spéciale de fin d'année.
En 1978, deuxième microsillon solo, La deuxième parti
de mon show (Capitol ST-70060).
Radio-Canada lui rend hommage : Spécial Jérôme
Lemay, Vedette en direct et Les Beaux Dimanches avec Jacques Boulanger.
Mars 1979, Place des Arts : série de cinq spectacles à
la salle Maisonneuve.
1981-1982, Deux fois deux mois au Théâtre des Variétés
à Montréal.
Un troisième album, Sans Arrêt (Mérite 9013).
En 1983, il décide de se consacrer principalement à sa
passion de piloter des avions de brousse. Il ne fera dorénavant
que d'exceptionnelles apparitions à la télé et sur
scène.
Québecor lui suggère d'écrire l'histoire des Jérolas.
Il écrit Les Jérolas (les Éditions Québecor).
En 1990, il accepte de sortir de sa tanière pour animer
un film sur la sécurité aérienne pour Transports
Canada. Il participe aussi à la série télévisée
Le monde selon Croc. En 1992, Gilles Carles lui fait signe, Jérôme
accepte sa proposition et participe au film La Postière. Sa participation
sera soulignée par la critique. C'est à nouveau la piqûre.
Jérôme revient!
En 1993, Jean Lapointe l'invite à faire revivre Les Jérolas
l'instant d'un gala, au Festival Juste pour Rire.
Lapointe demande à Jérôme de participer à
son spectacle Un dernier coup de balais. Le numéro de 30 minutes
des Jérolas réunis est le moment le plus fort du spectacle.
Trois semaines à guichets fermés au Capitole de Québec,
en plus de quatre supplémentaires. Trois semaines à guichets
fermés à la Place des Arts de Montréal avec trois
supplémentaires. Le Centre national des Arts à Ottawa et
une tournée qui recommence en septembre 1994. Le spectacle est
filmé et enregistré sur CD - Les Jérolas : Au revoir
et merci (BYCD-204).
Au Téléthon Jean Lapointe, en 1993, Jérôme
se produit avec son fils Jérôme Jr. La foule éclate
d'enthousiasme. Ainsi naît Lemay père et fils.
Août 1994, premières représentations publiques
de Lemay père et fils, à la Butte Saint-Jacques.
Ensemble, ils connaissent beaucoup de succès à la télévision
(SRC et TQS) et en spectacle sur scène.
De 1995 jusqu'au début de 1998, Jérôme Lemay gère
la carrière de Jérôme Lemay fils, qui enregistrera
un album sous le nom de Lemay. Jérôme Lemay en est l'éditeur.
Jérôme Lemay en surprendra plusieurs en ministre des transports,
écrit Jean Beaunoyer de La Presse au lendemain de la première
des Troisièmes Parlementeries. Toujours en 1997, Jérôme
Lemay participe au gala du Festival Juste pour rire, aux Francofolies
à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts et au Casino
de Montréal.

Jean Lapointe et Jérôme Lemay font revivre une fois de
plus Les Jérolas dans un nouveau spectacle au Patriote de Sainte-Agathe,
au cours de l'été 1998. À l'intérieur de ce
spectacle, Jérôme Lemay présente un numéro
solo intitulé Traversant Matane ou Baie Comeau, lequel s'est mérité
les critiques les plus positives.
18 juin 1999 - Dernier spectacle sur scène des Jérolas,
à l'auditorium du Collège de l'Outaouais, à Hull.
Été 1999 Jérôme Lemay crée un nouveau
spectacle solo qu'il intitule Woe Woe Woe Jérôme Lemay.
Présenté à plus d'une vingtaine de reprises à
Montréal et dans diverses municipalité du Québec,
le spectacle fait l'objet d'une critique dithyrambique des journalistes
des médias nationaux.
De plus, en octobre de la même année, Jérôme
Lemay est honoré par la Société canadienne des auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) qui accorde le statut
de Classique de la SOCAN à la chanson Méo Penché
avec au delà de 25 000 passages à la radio et en spectacle.
À cette date Méo Penché avait déjà
tourné à plus de 37 000 reprises.
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